La décision partagée…
Entre raison et sentiments

1 – Le dépistage des cancers du sein

Du paternalisme au partenariat de soin?

Est-il possible dans le contexte médiatique actuel (Octobre Rose, dossiers de l’INCa) de passer de l’injonction basée sur la peur (en référence au film Knock) à la présentation objective de la balance bénéfice-risque de la réalisation (ou pas!) d’un acte médical, base du respect de l’éthique médicale au quotidien, de la construction d’un partenariat de soin et de santé entre les deux personnes de la relation de soin?
Tout au long de la journée seront proposés, une boîte à outils contenant des concepts et des processus pédagogiques expérimentés dans le DU de l’Art du Soin de la faculté de médecine de Nice (concept de partenariat de soin, mises en situation, médecine narrative, ciné-conférence-débat), un usage de la « Boîte à décision » de l’Université Laval (Québec), des sources indépendantes (liens, biblios, vidéos, plaquettes).
Et pour la thématique de cette session, la présentation interactive de Jean Doubovetzky en lien avec les actions multiples du site du lanceur d’alerte « collectif Cancer Rose » qu’il représente, permettant ainsi l’acquisition des compétences de partenariat de soin requises pour partager une information éclairée et un choix singulier.

Le film : Cléo de 5 à 7

Synopsis 

Dans les années 1980, Madonna a failli en produire un remake, avec elle en vedette, bien sûr. Dans les années 2010, le Norvégien Joachim Trier s’en est ouvertement inspiré pour le superbe Oslo, 31 août. Et Lena Dunham, la créatrice et interprète de la série Girls, l’a cité parmi ses films de chevet. Cléo de 5 à 7 est éternellement à la mode. Comme sa belle héroïne (Corinne Marchand) sur un fil, silhouette à la Kim Novak et chic parisien de toujours.
Le titre coquin cache élégamment la gravité de la situation : Cléo attend confirmation d’un diagnostic médical des plus angoissants. La mort plane sur les deux heures à tuer avant le rendez-vous à l’hôpital parisien de la Salpêtrière. Agnès Varda, dont c’est le deuxième long métrage, était déjà une ingénieuse créatrice de formes en 1961 : tous ses documentaires, fictions et installations ont une architecture conceptuelle. Dans Cléo de 5 à 7, elle filme d’abord un compte à rebours. Elle explore la dictature banale et fantastique des minutes, marquée en surimpression, ou bien sur les horloges et les montres, partout.
Et, miracle, la rigueur du style, la contrainte du chronomètre et la possibilité du pire libèrent le personnage : on croirait assister à l’invention de l’héroïne moderne. La jolie chanteuse yéyé (métier de Cléo) égocentrée et narcissique des premières scènes cède peu à peu la place à une autre femme, non plus objet mais sujet, qui regarde, qui écoute, qui se laisse enfin atteindre par les autres. C’est l’histoire inoubliable d’une transfiguration.

Louis Guichard – Télérama

Intervenant

  • Jean Doubovetzky
    Médecin généraliste et co-rédacteur de l’analyse critique de l’INCa pour Cancer Rose.

Bibliographie conseillée…

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