Programmé… mais libre

La médecine prédictive…

L’Homme serait-il réduit à son génôme quand les découvertes scientifiques du début du XXIème siècle ont montré l’importance de l’épigénétique dans la modulation de l’expression du patrimoine génétique selon le contexte de tel ou tel individu?

Ainsi, comment justifier les tests prédictifs (non encore réalisés en France) pour détecter les maladies communes au nom du risque encourru et qui n’est en réalité que de l’ordre de 1,1%?

Et si conseil génétique pour les patients « à risque », et leurs familles, il y a, toute confusion entre diagnostic et pronostic statistique doit être levée dans un soucis d’humanité et d’expertise de la complexité et de la singularité « pour laisser la porte ouverte à l’espoir » (Anne Ancelin-Schützenberger – Le plaisir de vivre, Payot, 2009, p. 164 et 151).

Affiche, photo, etc.

Le film : GATTACA (1997) d’Andrew Niccol

Le titre du film, formé des seules lettres G, A,T, C, initiales des quatre bases composantes de l’ADN (Guanine, Adénine, Thymine, Cytosine), donne le ton d’un monde eugéniste où le génotype des enfants, conçus in-vitro, serait prédéterminé.

Synopsis

Dans le futur, Vincent Freeman a été conçu de manière tout à fait banale, mais il est né avec quelques imperfections qui, dans un monde soumis à une impitoyable sélection génétique, bouchent ses perspectives d’avenir. Néanmoins, ce jeune homme ambitieux rêve de participer à une mission spatiale. Il lui faut, pour cela, entrer à Gattaca, la base d’entraînement des futurs astronautes. Un jour, Vincent fait la connaissance de Jerome, un ancien athlète qui fut lui-même candidat à l’espace et dont un grave accident a ruiné les espoirs. Les deux hommes sympathisent. Vincent prend l’identité et l’apparence de Jerome et entre à Gattaca…
Télérama

Les intervenants

  • Françoise Philip
    Quel est le rôle de la science dans un projet de société?
    Gattaca est une société totalitaire au scientisme triomphant où la reproduction de l’humain est soumis à de strictes normes eugénistes.
    Mais tout ce qui est possible est-il souhaitable? Jean-Marc Lévy-Leblond rappelle les trois vertus de la science : être critique, modeste et libre à l’égard de toutes pressions.
    Et, contre tous les démiurges, rappeler l’appel d’Albert Camus « Le plus urgent n’est pas de pévoir l’avenir, mais de le permettre » .
  • Jean-Michel Benattar

Bibliographie conseillée

Attention ! Réservation obligatoire (20 places)…

Procédure à suivre:

  1. S’inscrire auprès de Julie Colleuil (CYBERMED) : juliec_vfl@yahoo.fr
  2. Retirer le badge à l’entrée de Cybermed (accès gratuit au forum et place réservée pour la conférence).

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